Placés sous le signe du temps qui passe, les poèmes dAlcools récréent tout un monde : celui des lieux où son existence a conduit leur auteur et dont ils entrecroisent les souvenirs, comme celui de ces grandes figures féminines qui ont traversé sa vie. Mais ils sont en même temps imprégnés dune culture à la fois populaire et savante qui permet au poète de recueillir lhéritage du passé tout en souvrant à la modernité de la vie ordinaire les affiches ou bien les avions. On aurait ainsi tort de croire que ce recueil où sinaugure la poésie du XXe siècle soit, à sa parution en 1913, un livre de rupture. Nourri de poèmes anciens aussi bien que récents, le chant que font entendre ceux dApollinaire, à loralité si puissante, tire ses ressources du vers régulier comme du vers libre, et il ne sagit pas pour le poète de céder au simple plaisir du nouveau : seule compte ici sa liberté et ce que lui dicte la voix inimitable dun lyrisme qui na pas cessé de nous toucher.
Édition présentée, annotée et commentée par Didier Alexandre. Chronologie de Laurence Campa.
Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.
Ficha técnica
Editorial: Le Livre de Poche
ISBN: 9782253089025
Idioma: Francés
Encuadernación: Tapa blanda
Fecha de lanzamiento: 26/02/2014
Especificaciones del producto
Escrito por Guillaume Apollinaire
Guillaume Apollinaire, de nacimiento Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky (Roma, 1880-París, 1918), fue un poeta, novelista, periodista y crítico de arte francés. Tras el abandono de su padre, su infancia transcurrió entre Mónaco, Cannes y Niza, y en 1900 se instaló finalmente en París, donde se abrió paso en los círculos literarios y artísticos y entabló amistad con Alfred Jarry, Derain, Picasso y otros artistas y poetas que marcarán el arte moderno del siglo xx. En 1907 publicó de manera anónima los relatos eróticos Las once mil vergas y Las hazañas de un joven don Juan (1911), que circularon de forma clandestina. A ellas se sumaron los poemarios por los que es fundamentalmente conocido: Alcoholes (1913) y Caligramas (1918), así como Il y a (1925), Le guetteur mélancolique y los Poèmes à Madeleine (1952), publicados póstumamente. Entre sus cuentos destacan El encantador putrefacto (1909), El heresiarca y Cía (1910) y El poeta asesinado (1916), así como su drama «surrealista» Las tetas de Tiresias (1917). Tras participar en la Primera Guerra Mundial, en la que resultó herido, murió en París en 1918 a causa de la pandemia de gripe que asoló Europa.