Pour une journée qui s''annonçait vide, elle commençait de bien bonne heure...". Durant cette journée du 11 septembre 1939, sur une passerelle de la gare de Saint-Brieuc, le narrateur, comme s''il attendait quelque train toujours retarde, se rappelle une rencontre : Salido, combattant antifranquiste, qu''il a connu du temps ou il etait charge d''accueillir des refugies de la guerre d''Espagne. Ainsi ses souvenirs vont-ils s''organiser autour de Salido, ce rebelle, anime de l''esprit de revolte qui hante aussi le narrateur. Le recit conjugue present et souvenir, destin et retour sur soi, comme le suggere l''image de cette passerelle au-dessus des rails. O.K., Joe !, issu d''un travail au ciseau et a la colle s''apparentant au montage cinematographique, nous propose une suite de scenes : viols, meurtres, proces, ayant pour cadre la Bretagne de 1944, tout recemment liberee. Louis Guilloux etait alors interprete aupres des tribunaux militaires de l''armee americaine. En "gros plan", toujours, des vies dont il se fait le chroniqueur discret, le temoin : "Ask the witness...".
La sangre negra no es una novela contra la guerra, sino contra la sociedad que la hace posible, bella, deseable; contra los poderes que la provocan o utilizan, contra las instituciones que la bendicen o la sufragan, contra los burgueses que envian a sus hijos al matadero y luego se pasean por las calles engalanadas, entonando loas a la patria. No es una novela de primera linea, de horror directo, sino de retaguardia, de horror reflejado. La novela transcurre en una pequeña capital bretona, durante un dia y una noche del otoño de 1917. Su personaje central, Cripura, es un profesor de liceo, deforme, gigantesco, desesperado, inteligente, cobarde, sin grandeza, de fino espiritu, que unicamente desea, en realidad, morir. Solo algunos de sus antiguos alumnos lo respetan. Sus enemigos, los demas profesores, el Cochinilla o la espantosa jorobada, pretenden aniquilarlo. Y la guerra lo situa en el mas invencible de los absurdos.