"Dès mon arrivée a Tôkyô, j'avais été frappé par la beauté exceptionnelle de sa lumière. La nuit tombant, des marchands de patates douces cuites a la braise avançaient leurs carrioles, éclairées de lanternes en papier, en chantonnant des mélopées lugubres comme des thrènes qui invitaient la clientèle. Dans la journée, d'autres voiturettes, elles modernes, collectaient les vieux journaux, elles aussi en faisant retentir des ritournelles, mais moins tristes". René de Ceccatty relate ici son lointain séjour au Japon et les années qu'il a consacrées a la littérature de ce pays. Dans cette évocation, il nous livre un autoportrait sans complaisance, puisant dans ses souvenirs comme dans certaines lettres envoyées et conservées par sa mère... Le Japon et la découverte d'une nouvelle forme de pensée et de rapport au monde l'auront marqué a jamais, comme une deuxième naissance, influençant son parcours artistique et sentimental. Avec beaucoup de détermination et d'énergie, René de Ceccatty réussit a s'arracher au temps présent en écrivant, et a ranimer non le passé comme passé, mais "le présent du passé" .
La palabra amor tiene, en el lenguaje, un estatus muy singular: es una palabra que es fácil de pronunciar, pero que es difícil de escuchar, aunque se la haya estado esperando mucho tiempo. Tiene el poder de dar la vida y la muerte, confundiendolas a veces. Los cuatro dialogos reunidos en este libro ponen en escena a cuatro parejas que atormenta una amistad amorosa: Artemisia Gentileschi y Galileo, Julie Taima y Benjamin Constant, Eleonora Duse y Gabriele DAnnunzio, Maria Callas y Pier Paolo Pasolini. Las cuatro mujeres son artistas que representaron en escena o en pintura su pasion. Las cuatro obtuvieron de ello dudosas satisfacciones. Artemisia estuvo tentada en mas de una ocasion a abandonar los sangrientos temas de sus cuadros. Julie renuncio pronto a su carrera de artista para asegurar la de su marido. La Duse, que habia nacido en el teatro, hubiera querido poder prescindir del publico y del teatro, pero, exceptuando algunos meses de silencio, no se permitio ningun descanso y murio estando de gira. La Callas perdio su voz y, durante unos meses, quiso convencerse de que preferia la vida a la escena, para acabar comprendiendo que solo existia para el arte que la habia abandonado.